Translittérarisme et postlittérarisme : la littérature latino-américaine 2.0
Resumen
Dans un contexte marqué par l’expansion des nouvelles technologies, l’essor de l’intelligence artificielle et les imaginaires liés au théories du transhumanisme et du posthumanisme, cet article interroge la place et l’avenir de la littérature. En partant de l’idée de dépassement de l’humain, nous nous proposons d’examiner la possibilité que la littérature contemporaine soit entrée dans une phase de sénescence. À partir d’un corpus latino-américain, nous analyserons dans un premier temps les limites du champ littéraire actuel, puis les tentatives de renouvellement liées au numérique. Ces expérimentations, souvent pensées comme des formes de « translittérarisme », apparaissent toutefois comme des réponses partielles, oscillant entre compensation technologique et simple gadget esthétique. Notre article propose de dépasser cette logique d’« augmentation » de la littérature pour envisager des formes véritablement postlittéraires, caractérisées par la dissolution de l’auctorialité, l’autonomie des systèmes génératifs et l’intégration de dispositifs écologiques ou machinique dans la production du texte. À travers l’analyse de diverses expérimentations, nous nous concentrerons sur la redéfinition de ces modalités de création, de circulation et de réception de l’œuvre.
Mots-clés : transhumanisme ; posthumanisme ; littérature numérique ; auctorialité ; algorithmie.
En un contexto marcado por la expansión de las nuevas tecnologías, el auge de la inteligencia artificial y los imaginarios relacionados con el transhumanismo y el posthumanismo, este artículo cuestiona el lugar y el futuro de la literatura. Partiendo de la idea de superación de lo humano, nos proponemos examinar la posibilidad de que la literatura contemporánea haya entrado en una fase de senescencia. A partir de un corpus latinoamericano, analizaremos en primer lugar los límites del campo literario actual, y luego los intentos de renovación vinculados a lo digital. Estas experimentaciones, a menudo pensadas como formas de «transliterarismo», aparecen sin embargo como respuestas parciales, que oscilan entre la compensación tecnológica y el simple gadget estético. Nuestro artículo propone entonces superar esta lógica de «aumento» de la literatura para considerar formas verdaderamente postliterarias, caracterizadas por la disolución de la auctorialidad, la autonomía de los sistemas generativos y la integración de dispositivos ecológicos o maquínicos en la producción del texto. A través del análisis de diversas experimentaciones, nos centraremos en la redefinición de estas modalidades de creación, circulación y recepción de la obra.
Palabras clave: transhumanismo; posthumanismo; literatura digital; autoría; algoritmia.
