C'est avec joie et émotion que je rassemble aujoud'hui les traductions de plusieurs des anthologies ¡Basta! Mujeres contra la violencia de género –les versions chilienne (2011), péruvienne (2012), argentine (2013), bolivienne (2014) et colombienne (2015)– sous l'égide de la revue Crisol du Centre de Recherches Ibériques et Ibéro-Américaines de l'Université Paris Nanterre.

Ce projet de traduction collective est né il y a maintenant 9 ans, avec une poignée de collègues et, surtout, avec mes étudiant·e·s de l'époque, de l'Université de Poitiers et de l'Université Bordeaux Montaigne, où j'assurais encore des cours de traduction dans le cadre du «Master Professionnel Métiers de la traduction», puis s'est poursuivi avec mes étudiant·e·s de Nanterre, des Master recherche Études Romanes et du Master Parcours International. Ce sont des heures intenses de discussions et de débats passées autour de ces textes puissants et importants de femmes témoins, de femmes créatrices… vis-à-vis desquelles nous avons compris que nous avions une grande responsabilité en mettant leurs mots, leurs douleurs silencieuses et, souvent, leurs cris de révolte dans notre langue. Il ne s'agissait ni de les forcer, ni de les édulcorer. Il y a dans notre démarche bien plus qu'un «simple» travail; il faut y voir aussi notre engagement… notre volonté de contribuer à cette immense et incroyable projet qu'est ¡Basta!, lancé au Chili par l'infatigable et admirable Pía Barros pour Ediciones Asterión, poursuivi au Pérou par Cucha del Águila et Christiane Félip Vidal, en Argentine par Amor Hernández, Fabián Vique, Leandro Hidalgo, Miriam Di Gerónimo et Sandra Bianchi, en Bolivie par Gaby Vallejo C., en Colombie par Yanneth Peña, Nathalie Pabón Ayala, Nally Mosquera, Carlos Medina et Amor Hernández. 

Je les remercie toutes et tous pour leur travail et leur générosité au moment de nous autoriser à traduire ces textes dans un projet de traduction qui est d'ailleurs loin d'être bouclé puisque nous avons encore sur notre table de travail les versions mexicaine, vénézuélienne et panaméenne de ¡Basta! C'est en cours… et nous les ajouterons progressivement à ce volume Hors série de Crisol.

Je tiens ici également à remercier Virginie Cazeaux. Engagée depuis un an dans un projet de thèse sur ¡Basta!, elle m'a en effet donné l'impulsion et l'énergie qu'il me manquait pour reprendre ces traductions inachévées et pour sortir d'un cadre de publication « privé » celles réalisées (jusque-là, ces traductions avaient été mises en ligne sur la plateforme Calaméo, sous le label de Lectures d'ailleurs), au bénéfice de ce cadre universitaire qui, nous l'espérons l'une et l'autre, lui assurera la diffusion qu'il mérite. Et c'est aussi avec elle que nous avons lancé l'idée folle de lecture de l'intégralité des textes en version originale de ¡Basta! dans le cadre de capsules mises en ligne sur la chaîne YouTube du CRIIA, dans une playlist dédiée: Lisons Basta! Mujeres contra la violencia de género. Nous en sommes à bientôt 150 textes lus par 150 lectrices et lecteurs différent·e·s. Merci à elles et eux d'avoir accepté de nous prêter leur voix pour porter la voix de ces femmes…

Merci, enfin, à mes collègues (Marie-Ella Briand, Davy Desmas, Elvire Díaz, Erich Fisbach, Sandra Gondouin, Marie-José Hanaï, Hélène Roy-Labbé, Emmanuelle Sinardet, Chloé Tessier, Eva Touboul, Graciela Villanueva) et aux dizaines d'étudiant·e·s qui ont contribué à la réalisation de ce projet de traduction.

Bonne lecture!

Caroline Lepage

 

430933493_382839421276560_62998339776123

Crisol série numérique / ISSN : 2678-1190

Directrice de la publication : Caroline Lepage

200 avenue de la République 
92000 Nanterre

c.lepage@parisnanterre.fr

Publiée: 2024-03-17